Composants électroniques
Pourquoi ce critère ?
Un objet qui contient de l’électronique aura de manière générale plus d’impact durant son cycle de vie qu’un objet manuel. La production de composants électroniques entraîne de forts impacts liés à l’extraction de ressources rares. Ces exploitations minières causent des pollutions lors de l’excavation, du traitement, de l’accumulation de déchets miniers et polluent même lors de la fermeture de la mine. L’environnement local se retrouve donc contaminé par les métaux lourds qui dégradent l’eau, l’air, et les sols.1, 2
La fabrication d’appareils électroniques repose en effet sur l’extraction de minerais tels que le lithium, le cobalt, l’or, le cuivre ou encore des terres rares. Ces exploitations principalement situées dans des pays lointains détruisent — en plus de polluer les écosystèmes — les communautés et la biodiversité locale. Ces exploitations portent atteinte au vivant, notamment via la déforestation massive liée à l’ouverture et l’exploitation en détruisant des communautés végétales et animales. Lors des fermetures des mines, la destruction de la faune et de la flore locale précédente laisse libre place à des espèces envahissantes qui peuvent coloniser l’espace au détriment de la faune et la flore locale.3, 4
Ces activités ne sont pas neutres non plus d’un point de vue climatique. Le transport, les engins utilisés dans les mines et les procédés chimiques de traitement consomment énormément d’énergie fossile et contribuent au dérèglement climatique.
En plus de ces impacts de production, les appareils électroniques polluent durant leur phase d’utilisation, car pour fonctionner, ils nécessitent une source d’énergie. La présence de composants électroniques rend aussi l’obsolescence programmée possible et certaines pannes plus difficilement réparables. Leur fin de vie pose également des difficultés. Récupérer et trier les minerais est une tâche extrêmement difficile à automatiser qui n’est pas systématiquement réalisée ou même réalisable. Si ces déchets ne sont pas correctement recyclés, ils polluent les sols, les cours d’eau et l’air. Quand ces déchets se retrouvent dans des centres d’enfouissement, leur fin de vie aggrave donc la pollution environnementale.
Bien que de nombreux objets électroniques soient attirants ou même essentiels à nos modes de vie, est-ce que tous ces impacts « valent » cette plus-value ou l’envie de renouveau ? Voilà la question qu’il faut se poser !
Quand le choix se présente entre deux objets qui remplissent la même fonction, mieux vaut donc choisir l’option qui n’est pas électronique, son impact de production et de fin de vie sera moindre. Enfin, pour la pollution lors de l’utilisation, mieux vaut opter pour un objet basse consommation, éviter les piles et les batteries et pourquoi pas opter pour une dynamo quand c’est possible !
Quels éléments observer ?
La présence d’éléments électroniques dans l’objet et leur nécessité. Les objets connectés peuvent être pratiques et peuvent amener une grande plus-value. Il faut cependant au maximum limiter leur présence quand elle n’est pas nécessaire.
S’ils sont présents, cet objet vous fera déjà + 4 crans sur la jauge.
Les Critères de la Clé Loop
Sources
- https://journals.openedition.org/espacepolitique/2113#tocto2n1 ↩︎
- https://ceim.uqam.ca/db/IMG/pdf/Lapointe_ACFAS2006_Final.pdf ↩︎
- https://eo.belspo.be/fr/exploitation-miniere-et-environnement ↩︎
- https://eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.education.fr.sti/files/ressources/pedagogiques/17257/17257-recyclage-des-cartes-electroniques-vers-une-economie-circulaire-ensps.pdf ↩︎








